Depuis 30 ans, on observe une forte professionnalisation de l’action solidaire. En effet, pour apporter une aide de qualité aux personnes vulnérables, il ne suffit pas d’avoir de la bonne volonté : il faut également posséder des compétences.

Etre « humanitaire », par exemple, n’est pas un métier : un personnel humanitaire possède des compétences professionnelles qu’il exerce dans le contexte spécifique de l’humanitaire. Par exemple, un logisticien sait gérer les achats, le stockage et la distribution de matériel : sur une mission humanitaire, il se chargera d’approvisionner les autres membres de la mission et les populations bénéficiaires en vaccins, en nourriture, en tentes, en véhicules…

Mais pourquoi cette professionnalisation?

- parce que les structures solidaires veulent s’assurer de la qualité de leurs actions, pour aider au mieux les personnes bénéficiaires : ainsi, elles n’envoient pas sur le terrain, pour accompagner des populations vulnérables, des personnes qui se formeraient « sur le tas » ;

- parce que les contextes d’intervention sont de plus en plus complexes et évoluent rapidement (intensité des conflits, augmentation des catastrophes naturelles). Les exigences des bailleurs de fonds (c’est-à-dire des structures qui financent les programmes mis en œuvre par la structure) et le souci de transparence vis-à-vis des donateurs sont autant de paramètres auxquels les organisations doivent répondre avec professionnalisme.

Cela crée donc de forts besoins de formation, ce qui entraîne le développement de formations spécialisées sur les questions de solidarité ainsi qu’une multiplication des candidats. Au-delà des universités, on retrouve quelques écoles spécialisées (Institut Bioforce,  l’IFAID, l’IRCOM, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne…).

Comment bien choisir sa formation ?

Assurez-vous que les objectifs de la formation que vous voulez suivre correspondent à votre projet professionnel et personnel. Cela suppose qu’en amont vous ayez bien défini votre projet.

Deux grands cas de figure s’offrent à vous :

  • Vous voulez découvrir/connaitre le secteur de la solidarité ou acquérir une compétence complémentaire pour booster votre CV ? Une formation courte (moins de 3 mois) suffit.
  • Vous souhaitez vous préparer à un métier de la solidarité et l’exercer sur le terrain ? Une formation longue (plus de 3 mois) est plus appropriée.